lundi 30 novembre 2009

Un film d'espoir


En pleine dépression américaine, alors que les espoirs des étasuniens sont à leur plus bas, trois hommes brisés par des séries de tragédies impitoyables, lancent le défi d'inculquer à un cheval chétif et caractériel la discipline requise pour gagner les courses les plus importantes des années 30.  Impossible?  Eh bien non car l'entraîneur, un homme foncièrement intuitif, a vu une lueur dans le regard du cheval qui le porte à croire que ce dernier a l'étoffe des grands, malgré les apparences trompeuses.

D'abord perçu comme un perdant et un nul, Seabiscuit se hisse au rang des champions contre toutes attentes et devient une légende, symbole par excellence d'espoir.  On baigne en plein rêve américain!  Son jockey Red Pollard, un jeune homme meurtri par l'abandon de ses parents, comprend le cheval et sait le guider vers le triomphe.  Un duo d'êtres brisés en route vers la gloire.  Les victoires se multiplient alors et le cheval devient un héros national.  Le pays se passionne pour ce cheval à qui on a donné une seconde chance et dans lequel on a cru malgré tout.  Un peu à l'image du pays où le quart de la population est dans la rue, le parallèle est facile.  La course qui oppose Seabiscuit au jusqu'alors invincible pur sang War Admiral, attire plus de 40 millions de spectateurs et auditeurs.  Phénomène médiatique sans précédent qui insuffle de l'espoir aux chômeurs et itinérants découragés.  On l'aura imaginé, David l'emporte contre Goliath.  C'est d'ailleurs une victoire à plate couture pour le petit Seabiscuit et pour les opprimés qui s'identifient à lui.

En 1938, Seabiscuit devient le nom le plus cité des médias étasuniens, devant ceux d'Hitler et de Roosevelt.  Le film de Gary Ross, sorti en 2003, capte avec sensibilité et une grandeur hollywoodienne cette quête de rédemption à laquelle il est bien difficile de demeurer insensible.  On s'identifie forcément au underdog qui triomphe enfin et dont le parcours est jonché d'obstacles qu'il surmonte avec courage.  Indices pour des scénarios qui touchent.  J'ai moi même pleuré comme une Madeleine tout au long du film.

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