mercredi 30 septembre 2009

Savoir par où terminer avant de commencer

Faut commencer par connaître sa fin. Voilà une des clés de l'écriture d'un scénario d'après le gourou du sujet Syd Field. Tout est interelié dans un scénario et en connaissant la fin, on peut créer le début de son histoire. Tout y mène, c'est l'horizon à atteindre.  D'après le cinéaste Jean Renoir, un bon professeur relève les connections entre les choses.  Dans cette optique, la fin et le début d'un film sont liés comme un glaçon dans un verre d'eau.  Les deux envers d'une même médaille.  Pensons au yin et au yang, deux cercles concentriques joints ensemble, toujours unis et connectés mais aussi toujours opposés.  Et on s'entend bien qu'il ne s'agit pas nécessairement de créer une fin heureuse et mièvre.  Tout simplement il faut que la boucle amorcée au début du film se referme avec une certaine résolution à la conclusion de l'histoire.

J'ai examiné les fins mémorables des films préférés de Field, comme celle de Chinatown, scénarisé par Robert Towne et réalisé par Polanski, son film fétiche.  La fin est glauque et synthétise bien la thèse du film: c’est finalement la loi de la jungle qui prime.  Ou dans un tout autre registre la poignante conclusion de The Shawshank Redemption de Frank Darabont, un film que je n'avais jamais vu. Film sur l'espoir et l'amitié envers et contre tout. Certainement touchant et inspirant.  Des fins aux antipodes les unes des autres mais qui offrent des conclusions dramatiques et ferment le récit du film.


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