mercredi 23 septembre 2009

Le Web documentaire: Un art hybride


Coïncidences. Je me penche depuis ce matin sur le Web documentaire. Une fusion de photographies, d'animations, de dessins, de textes, de traitement sonore sous forme d'une navigation Web intéractive et de contenu puissant. Des reportages intimistes et des portraits percutants qui illuminent des pans ombrageux de la société comme la piraterie en Somalie, les bidonvilles, la ville qui tue des femmes: Ciudad Juarez, les bas-fond du charbon en Chine et très bientôt l'indice humain de la crise économique au Canada. J'avais vu il y a quelques semaines le très poignant Corps incarcéré sur le traitement du corps emprisonné. J'en avais eu le souffle coupé autant par son propos, son regard, sa forme hybride que son support intéractif Web. Cette oeuvre magnifique a d'ailleurs remporté le grand prix du documentaire Web au Festival International du Photojournalisme Visa pour l'image de Perpignan et semble avoir inauguré un séisme dans le monde du multimédia et du reportage. Place à une intégration des médias et à du contenu intéractif ponctués d'incursions au coeur du réel. L'art sur le Web trouve toute sa portée et le journalisme montre son visage poétique.

Un genre émergent encore non identifié
Plus tard cette après-midi en visitant le site du webdocumentaire PIB de l'ONF, j'en apprends davantage sur le genre et j'explore plus en profondeur. Frédéric Dubois, le coordonateur Web du projet, souligne l'émergence du genre dans un billet. Un article du Monde décrit l'évolution de ce format ovni, de ses humbles origines de diaporama en musique à son déploiement comme objet multimédia par excellence jumelant photos, son, vidéo avec un montage incisif.

Une discipline à investir
Puis comme cerise sur le sundae dans mes découvertes de ce support Web, je lis sur le blogue de mon ami documentariste Joffrey Monnier, vous l'aurez deviné..... un éloge du web documentaire et son désir de s'y lancer.  Belle synchronicité.  Il semble que c'est une plate-forme à investir. D'ailleurs selon Radio-France International, "il s'agit d'une discipline dont les contours restent encore à explorer. Cette inconnue est d’ailleurs un facteur supplémentaire d’enthousiasme pour ceux qui s’y essaient." Un genre à inventer...  Les grands journaux surtout français et les agences photo y risquent des incursions. Et les cinéastes? Formule inspirante pour traiter toutes sortes de sujets notamment ici en Gaspésie: la trop courte saison touristique à Percé et la vie des saisonniers (dans les cantines, les plongeurs sous-marins, les bateliers du tour de l'île, les propriétaires de boutiques et les employés de l'hôtellerie...) mais aussi la pêche, la vie dans les rangs reculés, la chasse, la vie agricole.

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